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29.3.2010 par Sophie Chassende.
Par rapport à ce que dit le corps médical, il semblerait que la situation d’épuisement professionnel truve deux issues possibles. Au malaise qui grandit de plus en plus, la personne répond en tombant malade de plus en plus souvent et de plus en plus gravement. L’issue dans ce cas est bien souvent un arrêt pour maladie ou accident de longue durée aboutissant à un poste aménagé ou à une reconversion.
Tout se passe comme si l’installation de la maladie obligeait enfin la personne à faire le point sur elle-même et son engagement professionnel, démarche difficile à entreprendre quand on est pris dans l’action continue. La deuxième issue possible est l’installation progressive dans un malaise chronique au point que la personne ne peut plus envisager de voir ou de faire les choses autrement.
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29.3.2010 par Sophie Chassende.
Les premiers signes de malaise sont aujourd’hui relativement connus et décrits dans les manifestations du stress professionnel. Mais le lien entre stress professionnel prolongé et épuisement est moins évident. Le stress peut être un moteur positif de l’action si la personne parvient à surmonter ses difficultés et oriente ses actions vers une maîtrise de plus en plus grande de son métier. Dans le cas contraire, le stress peut mener à l’épuisement de l’énergie d’action par manque de ressourcement. Les signes de malaise sont variables d’une personne à l’autre. Ils peuvent être discrets au point que la personne ne leur accorde aucune attention.
Il s’agit parfois de douleurs fugaces dont le siège est chargé de sens symbolique (le plus souvent le dos, tel Atlas porteur de toute la souffrance du monde ou la tête, lieu de la pensée, ou les jambes, siège de l’activité, etc.). On peut également voir apparaître un état de fatigue s’installant sans raison apparente, et révélant un investissement énergétique parfois intense dans l’exercice du métier. Cette fatigue est souvent associée à la difficulté de plus en plus marquée d’entretenir des activités de détente. La sensation de plaisir semble diminuer de plus en plus et le désir perdre de son intensité. Le moteur du désir n’agit plus aussi efficacement à l’encontre de l’investissement au travail. Lorsque le malaise commence à s’installer, l’acte de se lever pour aller travailler devient de plus en plus pénible. Le malaise commence à envahir les fonctions du sommeil et de l’appétit, ainsi que des troubles et des douleurs digestives. Les douleurs deviennent de plus en plus importantes avec des perturbations de plus en plus graves au niveau de la mémoire, cognitifs (les fonctions de l’esprit : perception, langage, mémoire, raisonnement, décision, mouvement…) et affectifs.La souffrance en s’installant finit par envahir toutes les sphères de l’être : physique, affective, mentale, et même spirituelle au sens d’une perte de signification et de direction dans la vie. L’épuisement professionnel a donc une action globalisante et se manifeste par une perte de plus en plus grande de contrôle dans la vie quotidienne. Au niveau physique, la difficulté peut atteindre des proportions graves avec l’apparition de maladies à pronostic létal, des accidents du travail ou de trajet provoqués par une inattention et une lassitude croissantes.
Au niveau affectif, les relations sont de plus en plus difficiles et, selon la personnalité, elles peuvent progressivement se teinter de violence ou de renoncement. La lassitude atteint également les facultés cognitives par une difficulté de concentration et une mémoire de plus en plus défaillante. L’atteinte globale de l’épuisement peut remettre en question l’orientation de la vie et la croyance en son utilité. Ce panorama un peu rapide est décrit en détail dans les diverses recherches effectuées sur le sujet depuis une vingtaine d’années. Il faut cependant souligner la tendance de cette souffrance à devenir chronique.Ceux qui ont étudié le processus de chronicité de certaines souffrances non résolues savent que le malaise peut modifier la personnalité sur de longues périodes au point que ni l’entourage, ni même la personne, ne se souviennent qu’il puisse en être autrement. La chronicité d’une souffrance peut prendre souvent la forme d’une dépression larvée où la personne se coupe de tout plaisir ou désir qui présenteraient le risque de raviver la souffrance. Une personne souffrant par exemple de migraine chronique renoncera progressivement à la lecture, à sortir, à aller dans des lieux bruyants, enfumés ou lumineux parce que ces activités exacerbent sa douleur.
Elle renoncera progressivement et sans s’en rendre compte à tout ce qui lui faisait plaisir auparavant pour éviter toute stimulation excessive, vivant de plus en plus souvent dans une atmosphère ouatée, ses gestes deviendront mesurés, prudents, atténués.
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29.3.2010 par Sophie Chassende.
En cas de suspicion de burn out, se renseigner dans l’entreprise sur l’existence de programmes de prévention ou de programmes d’aide aux employés. Un suivi psychologique (une psychothérapie) est primordial. Si l’épuisement professionnel est déjà présent, un arrêt du travail est indispensable. Cependant, les rechutes ne sont pas rares. Peut-être faudra-t-il alors envisager une reconversion professionnelle.
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29.3.2010 par Sophie Chassende.
L’épuisement professionnel ou « burn out » est un épuisement quotidien qui s’installe, un abattement physique, moral et intellectuel dans le contexte du travail. C’est le stade ultime du stress. Le burn out se traduit par un sentiment de fatigue profonde et intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats palpables au travail. L’épuisement professionnel émotionnel s’installe progressivement et insidieusement jour après jour.
- Quand on est touché par ce type de syndrome on est d’abord très concentrée sur notre travail, on s’investit corps et âme à la tâche.
- On rentre dans une spirale infernale, on se rend compte que l’énergie que l’on déploie dans notre travail est vaine, mais on continue à œuvrer, même si notre entourage nous met face à des évidences, on refuse d’entendre.
- On se sent frustrée et on commence à consommer des médicaments antifatigue la journée et des somnifères le soir.
- À partir de là, on perd le plaisir de travailler, jusqu’à l’impossibilité même de se rendre au travail. Les efforts physiques sont difficiles.
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29.3.2010 par Sophie Chassende.
- Pleurs fréquents et inhabituels ;
- Insomnies, cauchemar, sueurs froides dans la nuit, nausées, bourdonnement d’oreilles ;
- Atteinte de notre vie sociale et affective ;
- Crise identitaire
- Anxiété avec des manifestations physiques violentes, irritabilité, colère ;Culpabilité ;
- Dépression ;
- Se remémorer sans cesse des scènes violentes ;
- Chez les femmes, problèmes gynécologiques ;Maux de tête, problèmes de vue… ;
- Certaines personnes seront plus sujettes au Burn-Out :
- Personnalité ayant des idéaux de performance et de réussite ;
- Personnalité liant l’estime de soi à ses performances professionnelles ;
- Personne sans autre centre d’intérêt que son travail ;
- Personne se réfugiant dans son travail et fuyant les autres aspects de sa vie ;
- Personnalité sujette à l’anxiété ;
- Personnes qui s’identifient trop à leur travail, la moindre déception professionnelle peut être vécue comme un drame tant l’investissement personnel est grand ;
- Personnes qui sont trop perfectionnistes ;
- Les personnes qui sont toujours là pour sauver et aider les autres ;
- Les personnes insatisfaites dans leur vie personnelle.
L’environnement professionnel peut-être un élément favorisant le Burn-Out, quand il y a :
- Trop de conflits
- Trop de stress quotidien
- Trop ou pas assez de travail (rôles et fonctions flous, mal définies.)
- Un manque de reconnaissance
- Et l’injustice qui en découle
- Une atteinte à ses valeurs vitales
- Le non respect dans les relations humaines et le contrat moral
- La peur de perdre son travail et de ne pas en retrouver
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29.3.2010 par Sophie Chassende.
Le Burn-Out est un syndrome d’épuisement émotionnel professionnel dû principalement à une surcharge excessive de travail ainsi qu’à l’accumulation de stress, et du temps de travail. Il provient de l’utilisation répétée de mécanismes adaptatifs pour améliorer la résilience face au stress professionnel. Trois symptômes cardinaux définissent l’état de Burn-Out : l’épuisement émotionnel, le cynisme et la perte d’ambition et de motivation.Le terme de Burn-Out désigne une fusée qui par épuisement de son carburant, risque de provoquer un échauffement brutal voire son explosion et sa destruction.
Décrit au Canada dans les années soixante-dix, il s’agit d’un épuisement professionnel atteignant sélectivement les personnes ayant pour tâche le service ou l’assistance aux malades, aux indigents, aux grabataires : infirmières, travailleurs sociaux, et plus récemment les psychologues eux-mêmes, et les médecins du travail. En général, cette pathologie se manifeste par un déficit sthénique, un découragement, une démotivation et des symptômes de dévalorisation de soi et de dépression. Il semble que ce syndrome puisse s’observer maintenant chez d’autres personnels jusque-là indemnes : service clientèle, service public… L’épuisement professionnel est la manifestation d’une fragilisation à la fois physiologique et psychologique, liée à la façon dont les personnes vivent leurs situations de travail.
Au début, les malaises sont insidieux et ne sont pas toujours détectés. On les vit souvent comme une réaction normale due à l’accumulation de stress, de trop de travail. Mais, dans le cas où cet état de fragilisation perdure, il peut conduire à plus ou moins long terme à une sorte de dépression grave décrite par les Américains sous le nom de « burning out », ou « syndrome d’épuisement » : « L’état d’épuisement est le stade où l’organisme cesse de pouvoir se défendre ou s’adapter à une agression excessive quelconque ». Au cours de l’activité professionnelle, le degré de motivation, qu’il soit dû à la conscience professionnelle, à l’ambition personnelle ou aux situations de rivalité, libère une capacité pratique d’adaptation supplémentaire. Abuser de cette marge de réserve expose au surmenage, à l’épuisement. À ce stade, l’adaptation est dépassée et entraîne des désordres biologiques et organiques. La souffrance au travail est liée à la perte du sens de celui-ci. Plusieurs facteurs peuvent conduire à cette perte de sens, que ce soit au niveau individuel (problèmes d’ordre personnels) ou que ce soit au niveau de l’institution elle-même, absence de projet collectif, d’orientation, non-reconnaissance et dévalorisation des compétences, absence de perspectives d’évolution au sein du métier…
Ces constats permettent de dire qu’approches individuelles et collectives ne peuvent être traitées l’une sans l’autre, et sont complémentaires dans une réflexion sur la prévention de l’épuisement professionnel dans les métiers qui font appel à la relation.
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